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Nés un 1er janvier

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Alain Mimoun, né Ali Mimoun Ould Kacha, athlète français né le 1er janvier 1921 à Maïder, dans l'arrondissement du Telagh, dans le département d'Oran, en Algérie française, mort le 27 juin 2013 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), il totalise  32 titres de champion de France et a porté à 86 reprises le maillot tricolore dans des compétitions internationales, ce qui en fait l'athlète français le plus titré. Il est devenu légendaire dans sa discipline pour avoir gagné, entre autres titres, le marathon des Jeux olympiques d'été de 1956 à Melbourne. 
Alain est l'aîné d'une fratrie de sept enfants issue d’une famille de modestes agriculteurs, son père est saisonnier agricole et sa mère Halima tisse des couvertures pour gagner sa vie. Il se destine à une carrière d’instituteur selon les vœux de sa mère. Il obtient le certificat d’études primaires avec mention « Bien », mais on lui refuse malgré tout une bourse, sésame que l'on réserve avant tout aux enfants de colons. Scandalisé par cette situation, il annonce alors à sa mère son désir de quitter l'Algérie pour s'installer en métropole, afin de garantir sa totale intégration en tant que citoyen français. Le 4 janvier 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, tout juste âgé de 18 ans, il signe un engagement dans le 6e régiment de tirailleurs algériens, et est envoyé sur la frontière belge. Après la débâcle, en 1940, il se livre à la pratique du sport : football, cyclisme, et à la course à pied. Son régiment étant cantonné à Bourg-en-Bresse, il assiste par hasard à une démonstration de course à pied dans le stade Louis-Parant où il décide de s'entraîner. Là, le président du club d'athlétisme local, Henry Villard, le remarque.
Il participe au championnat départemental de l'Ain et remporte l'épreuve du 1 500 mètres. De retour en Algérie à Alger au 19e régiment du génie (caserne Lemercier à Hussein Dey), il est affecté à une compagnie de sapeurs démineurs. Il intègre l'équipe de cross-country de l'unité, puis combat contre l'Afrika korps lors de la campagne de Tunisie (novembre 1942 - mai 1943) sous les ordres du général Giraud. Il participe notamment à la bataille d'El Guettar dans des conditions particulièrement éprouvantes. Dès juillet 1943, il participe à la campagne d'Italie comme caporal dans le 83e bataillon du génie, au sein de la 3e division d'infanterie algérienne du Corps expéditionnaire français commandé par le maréchal Juin. Grièvement blessé au pied par un éclat d'obus lors de la bataille du mont Cassin le 28 janvier 1944, il évite de justesse l'amputation de la jambe gauche préconisée par les médecins américains et est soigné à l'hôpital français de Naples, qui lui évite cette épreuve, puis participe au débarquement de Provence (15 août 1944). Son bataillon y gagnera la Croix de guerre avec quatre citations. Démobilisé en 1946, il reçoit deux propositions de club, le Stade français qui lui promet un appartement à Boulogne et le Racing Club de France qui lui offre un poste de garçon de café à la Croix-Catelan. Il donne son accord au premier puis finalement signe avec le second, aussi, le Stade Français le fait suspendre jusqu'en 1947. Il s'installe à la Croix-Catelan et habite un modeste deux pièces au 127, avenue Simon-Bolivar à Paris. Mimoun domine nettement la course de fond en France dès 1947 et enlève cette année-là ses premiers titres de champion de France sur les 5 000 et 10 000 mètres. Il croise également le Tchècoslovaque Emil Zátopek (1922-2000), qui devient rapidement son ami, à l'occasion d'un match international à Prague le 16 août 1947. Les oppositions Zatopek-Mimoun tournent le plus souvent à l'avantage de la « locomotive tchèque », au sommet de son art entre 1948 et 1952. Mimoun doit ainsi se contenter de trois médailles d'argent olympiques lors de cette période : sur 10 000 mètres aux JO de Londres en 1948 et sur 10 000 et 5 000 mètres aux JO d'Helsinki en 1952, chaque fois derrière Zatopek. Très affecté par les événements liés à la guerre d'Algérie, il refusera cependant de prendre parti pour un des deux camps. Ses affinités politiques gaullistes lui permettent néanmoins de faire libérer son beau-frère, un activiste qui participait aux manifestations parisiennes du début des années 1960. Il ne reviendra d'ailleurs sur le sol natal qu'en 1988 pour rendre visite à sa mère. Trop « pro-français », il devait savoir qu’il n’y était pas le bienvenu. Né musulman, Alain Mimoun est un fervent catholique converti en 1955 après qu'un ami l'a emmené en voyage à Lisieux sur les pas de sainte Thérèse ; le champion olympique s’est fait construire une chapelle dans le cimetière de Bugeat, en Corrèze, d'où son épouse était originaire. C'est Alain Mimoun qui permit au grand sportif oublié Boughera El Ouafi, d'être rappelé en 1956 au souvenir des Français, lui permettant ainsi d'être réhabilité dans l'histoire du sport.
En 1960, il lance la création du Centre d'entrainement sportif national de Bugeat en Corrèze (devenu l'« Espace 1000 Sources Alain Mimoun »). 
Après les accords d'Évian qui mènent à l'indépendance algérienne en 1962, Mimoun, à l'origine ressortissant d'Algérie vivant en France, enregistre officiellement sa « reconnaissance de nationalité française » le 20 juin 1963. S'il reste un « Algérien de cœur », la France, dira t-il, est sa « mère patrie ».
En 1966, à 45 ans, il remporte son dernier titre national, au marathon, après ceux de 1958, 1959, 1960, 1964 et 1965 (record national, devant Fernand Kolbeck 5 titres). Au total, ce seront 32 titres nationaux et 20 records de France à son actif. 
Le 25 septembre 2002 à Argenteuil, il assiste à l'inauguration du 50e stade portant son nom, dans le département du Val-d'Oise. 
La ville de Vincennes lui a décerné la médaille d'honneur de la ville. 
Il a couru longtemps de dix à quinze kilomètres par jour à Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne où il résidait depuis de nombreuses années. Les dernières années il se promenait dans le parc du Tremblay proche de chez lui, admiré et respecté par tous.  
Admis à l'hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé, il y meurt dans la soirée du 27 juin 2013. Un hommage national lui a été rendu en présence du président de la République le 8 juillet dans la cour d'honneur des Invalides à Paris avant des obsèques prévues le lendemain à Bugeat en Corrèze. Un bâtiment de l’hôpital militaire porte maintenant son nom "Halle Caporal Alain Mimoun".
 
Citation : 

« Même que les gens croient que chez moi c’est la gendarmerie. J’ai failli perdre une jambe lors de la campagne d’Italie. C’est pas du bricolage, c’est pas pour faire beau. Ce droit, il faut le mériter. Tout ce que j’ai gagné dans ma vie, c’est la reconnaissance de la France »

[Alain Mimoun]

 

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31/12/2020
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