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Nés un 06 février

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Daniel Balavoine, auteur-compositeur-interprète et musicien français, né le 5 février 1952 à Alençon (Orne), mort le 14 janvier 1986 aux environs de Gourma-Rharous (Mali).  
Porté par son timbre de voix et sa grande tessiture, il connaît le succès en 1978 avec sa chanson Le Chanteur puis avec son rôle de Johnny Rockfort dans l'opéra-rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon. Issu de divers groupes de rock progressif, il s'inscrit dès ses débuts de compositeur dans la mouvance inspirée par le rock et la pop anglaise, compatible avec sa voix androgyne, en s'inspirant notamment de groupes comme Genesis, Supertramp ou Queen.
Réputé pour ses textes engagés comme pour sa dimension sociale et ses prises de position médiatiques, il n'hésite pas à interpeller les médias ou le monde politique dans des interventions restées célèbres. Durant les années 1985-1986, à la suite des grandes famines éthiopiennes, il s'engage en faveur de l'Afrique par le biais du Rallye Dakar. C'est au cours d'une opération destinée à acheminer des pompes à eau pour la culture du riz qu'il meurt, avec quatre autres personnes, dans un accident d'hélicoptère alors qu'il survolait le désert malien. 
En un peu plus de dix ans, Daniel Balavoine a écrit et composé plus d'une centaine de titres et demeure l'un des artistes francophones les plus populaires, grâce à des tubes comme Tous les cris les SOS, Mon fils ma bataille, La vie ne m'apprend rien ou encore L'Aziza. 
Daniel Balavoine vit ses premières années au 85, rue de Bretagne à Alençon, où il naît le 5 février 1952. Issu d'une famille originaire des Landes et du Pays basque, il est le benjamin d'une famille de six enfants. Il a deux sœurs : Marie-Françoise (née en 1940) et Claire (née en 1943) et trois frères : Bernard (né en 1944), Guy (né en 1946) et Yves (né en 1948). Son frère Xavier meurt d'une méningite foudroyante un an plus tôt, si bien que Daniel pensera être un bébé de remplacement et aura des rapports complexes avec sa famille, jugeant indécents les artistes qui s'épanchent sur leur vie personnelle. Son père Émile est ingénieur en urbanisme et travaille pour le ministère de la Reconstruction. Sa mère Élisabeth Lamagdeleine est antiquaire et issue d'une vieille famille du Sud-Ouest de la France. Ils se séparent alors que Daniel a six ans, les enfants restant chez le père. Il passe la majorité de sa jeunesse dans le Sud-Ouest, Bordeaux, Biarritz puis Pau. En 1959, Daniel entre en pension à la suite de la mutation de son père en Algérie à Tizi Ouzou. Il apprécie peu le pensionnat qui lui fait perdre le goût de la religion et provoque chez lui un profond rejet de la discipline qui y règne. Vers 11 ans, il entend dans l'établissement She Loves You des Beatles ce qui — il le confiera plus tard — lui donnera goût à la musique. Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de Mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique. Après trois mois de terminale, il quitte son établissement en décembre 1969 afin de se consacrer à la musique. Il débute chanteur de bal et se produit à Pau, notamment dans le quartier du Hédas, au Chaudron (actuellement Gusto), en interprétant Bob Dylan. Intégrant successivement les éphémères groupes de rock Réveil, Shake's puis Purple Eruption, il acquiert une petite notoriété locale.
En 1971 il décide d’aller à Paris avec ses amis une première fois. Mais de retour à Pau, il est contacté par le groupe "Présence" dont le chanteur vient de partir. De nouveau à Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue : il ne s'en vendra que deux cent quarante-sept exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, "Présence" se produit un peu partout en France. Entre-temps, il se mariera avec une jeune polonaise rencontrée au Gibus où elle est caissière, Dominique Shroo, mais ils se séparent en 1974 et divorcent en 1979. Il évoque leur relation dans la chanson Couleurs d'automne de son premier album De vous à elle en passant par moi. En 1972, le groupe signe chez "Warner Bros". et Balavoine le quitte. Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disques Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtient à peine plus de succès qu'à l'époque de Présence. Il gardera un mauvais souvenir de cette période en raison des exigences du directeur artistique. Daniel quitte Vogue et, accompagné de son frère Guy, devient choriste. La même année, ils sont engagés dans l'opéra-rock La Révolution française de Claude-Michel Schönberg. À la même période, Patrick Juvet prépare son passage à l'Olympia et recherche un choriste avec une haute tessiture. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé et entame avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne, pour son prochain album intitulé Chrysalide ; Patrick Juvet, généreux, la lui laisse chanter. Le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fait la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son, qui ne le quittera plus. Séduit par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer sur-le-champ un contrat de trois albums. Leur collaboration durera bien au-delà. Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi, enregistré de nuit au studio Hoche que son équipe et lui libèrent au matin pour le début des séances de 9 heures. Aucun titre ne se démarque clairement : seul Évelyne et moi, unique extrait à paraître en 45 tours, passe timidement en radio. L'album ne rencontre pas le succès (cinq mille exemplaires vendus). En 1982, en évoquant ce premier album dans l'émission Aujourd'hui la vie, Balavoine admet que « c'était un album léger, il est gentil mais sans plus », ajoutant que sa « personnalité n'était pas encore précise, même [sa] voix était très différente ». Il affirme que les « sujets traités n'avaient aucun intérêt » vu qu'il parlait de lui et de ses fiancées et que ça lui « arrive de le faire écouter à ceux qui ont envie de rire ». Attristé par l'échec de De vous à elle en passant par moi, Balavoine ne reprendra jamais les titres de l'album en concert, pas plus que le 45 tours suivant, Vienne la pluie, sorti la même année, qui passe également inaperçu et qui connaît des problèmes en raison de sa pochette, reprenant sans autorisation la peinture Les Vacances de Hegel de René Magritte.  
Peu avant, il croise la route de Catherine Ferry dont il tombe amoureux. Il devient par ailleurs le pygmalion de la jeune femme. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision 1976 lors de la sélection nationale française avec la chanson Un, deux, trois écrite par Jean-Paul Cara et composée par Tony Rallo. Les frères Balavoine chantent les chœurs — bien que Daniel n'aime pas la chanson — et font partie des choristes qui accompagnent la chanteuse lors de sa prestation au concours Eurovision de la chanson à La Haye le 3 avril 1976. Un temps favorite, la chanson se classera deuxième au terme du vote final. Daniel écrira ensuite la majeure partie des futures chansons de Catherine Ferry, dont les titres Bonjour, bonjour en 1982 et Vivre avec la musique en 1984. Au cours d'un voyage en Pologne en accompagnant Catherine Ferry avec qui il est en couple à l'époque, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un album-concept autour du mur de Berlin, qu'il enregistre avec ses propres musiciens et son ami ingénieur du son, Andy Scott, bénéficiant de moyens qu'aurait obtenus un chanteur déjà célèbre. Intitulé Les Aventures de Simon et Gunther..., le disque, mêlant rock progressif et musique classique, sort en avril 1977 et bénéficie d'une promotion plus grande que sur l'album précédent. Malgré le succès d'estime obtenu, les ventes de cet ovni paru en pleine période disco restent faibles (seulement vingt mille exemplaires écoulés) et Eddie Barclay s'impatiente des résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif. Parallèlement, Balavoine est choriste sur le premier album d'Alain Bashung, Roman-photos.
Entre-temps, Michel Berger, qui est en passe d'achever la composition de l'opéra-rock Starmania, cherche un chanteur pour interpréter le rôle de Johnny Rockfort. Impressionné par une prestation de Balavoine qui interprète à la télévision Lady Marlène (l'unique titre du dernier album ayant réussi à percer), il l'embauche. France Gall, alors compagne de Michel Berger, témoigne : « La première fois qu'on a vu et entendu Daniel, c'était à la télé : Michel et moi étions assis par terre dans notre chambre de Beauséjour et regardions par intermittence l'émission de Guy Lux. Quand il est entré pour chanter Lady Marlène avec un grand orchestre, nous avons eu un choc. Raide comme un piquet, planté derrière son micro sur pied, il a commencé à chanter d'une voix qu'on n'avait jamais entendue, avec un timbre nouveau et une tessiture tellement large et aiguë qu'on en est restés bouche bée. » 
Dès lors débute entre eux une grande et fraternelle amitié.  
En octobre 1978 sort l'album studio de Starmania, dont, de nombreux titres deviennent en quelques semaines des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le SOS d'un terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix. Le disque demeure une des meilleures ventes françaises de l'Histoire, cumulant plus de deux millions d'unités vendues. L'œuvre, plus tard adaptée en anglais, est tout aussi bien accueillie à l'étranger. En parallèle — et après un 45 tours encore peu rentable, Je suis bien, sorti en février 1978, bien que lui permettant de bénéficier de l'interpréter à plusieurs reprises à la télévision — Daniel Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur avec le groupe Clin d'œil, dans les bacs quelques semaines avant la sortie de Starmania. Clin d'œil participera aussi aux deux albums suivants. La chanson Le Chanteur qui donne son titre à l'album, obtient un succès fulgurant et se vend à plus de 500 000 exemplaires. Avec ce titre (devenu un standard de son répertoire et qui demeure, aujourd'hui encore, une de ses plus célèbres chansons), Balavoine, lucide et amer, chante les ambitions et les craintes d'un artiste en devenir. Il évoque la fulgurance du succès d'un nouveau venu dans le monde de la chanson, « J'me présente/je m'appelle Henri, [...], j'suis chanteur, je chante pour mes copains », qui adulé du public et reconnu par les médias donne « des concerts de cent mille personnes, où même le tout Paris s'étonne », puis passe au terme d'une longue carrière du statut d'idole à celui de vieux chanteur jugé ringard par la jeune génération (« Les nouvelles de l'école diront que j'suis pédé, que mes yeux puent l'alcool, que j'fais bien d'arrêter ») et s'achève, après l'abandon de toute illusion et le désamour du public, par « J'veux mourir malheureux / pour ne rien regretter ». Les Oiseaux et Lucie seront également extraits du même album. Cette double réussite, quasi simultanée, fait passer Daniel Balavoine de chanteur méconnu à vedette en devenir, ce qui, par la même occasion, lui permet de renouveler sereinement son contrat chez Barclay. Du 10 avril au 3 mai 1979, Starmania est joué au Palais des congrès de Paris, où 100 000 personnes au total assistent au spectacle. La distribution, outre Daniel, se compose de France Gall, Diane Dufresne, Étienne Chicot, Fabienne Thibeault, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marque profondément cette production et cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image de rebelle, voyou et tendre à la fois. Fort de cette expérience, il enregistre son quatrième album Face amour / Face amère, qui sort en octobre 1979 et comprend notamment Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre, Ces petits riens (une douce balade pop) et Me laisse pas m'en aller, dont la construction musicale rappelle celle du Chanteur. Sans réel tube, le disque est moyennement accueilli par le public, tout en étant salué par la critique qui lui décerne le prix Raoul-Breton. À Lille au théâtre Sébastopol, au mois de novembre 1979, il donne le premier concert à son nom.
 
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06/02/2021
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